Máquinas aprendizes; humanos atarefados. Inteligência artificial e trabalho alienado no “capital-informação”

OrientadorDantas, Marcos
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Membro de bancaGouveia, Fábio Castro
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Membro de bancaSchneider, Marco André Feldman
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Membro de bancaRaulino, Gabriela Dalila Bezerra
Membro de bancaAggio, Juliana Ortegosa
AutorOliveira, Nahema Nascimento Falleiros Barra de
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Data de Acesso2025-07-29T13:09:05Z
Data disponível2024-05-08
Data disponível2025-07-29T13:09:05Z
Ano de publicação2024-05-08
AbstractIn this study on learning machines and multitasking humans, we focus on the subject of the development of forces of production in the new artificial intelligence (AI) industry, problematizing the self-fulfilling prophecy and the emotional rhetoric according to which its latest innovations would eliminate all and/or any living labor. As revealed by the analysis of the work process in this industry, which is based on statistical algorithms with extensive use of processed data and on micro-task platforms (MTPs), information-capital tends towards a double (contradictory and combined) movement of real subsumption of digital or informational labor both in its random form, i.e., predominantly creative, and in its redundant form, i.e., predominantly repetitive. This is because the production of logical components (software) in this industry depends as much on the creative and well-paid living labor of those who, in the geographic centers of capitalism, conceive the extensive sets of processed data and the statistical algorithms, as it does on the repetitive and poorly paid living labor of those who, on the geographic peripheries of this economic system, collect, classify, store, retrieve and disseminate this data. By mobilizing categories that seek to draw attention to the centrality of cyber information and communication technologies (CICTs) in contemporary capitalism, such as information capital, random work and redundant work, among others, we have outlined, through the lens of Marx's theory of alienation, the contours of our object of study – namely MTP-mediated work. That said, our first hypothesis is that if, on the one hand, information-capital tends, with automation, to recognize value in creative and well-paid forms of (digital) living labor, such as the first one mentioned, or in unpaid forms such as the production of raw data through socio-digital platforms (SDPs), this tendency is combined, at the same time, with another movement contrary to the first one: that of also recognizing value in repetitive and poorly paid (digital) living labor done through MTPs. The second hypothesis (which follows on from the first one) is that AI today does not fully automate the living (human) labor of organized data processing, as the promoters of the so-called Fourth Industrial Revolution proclaim, but rather ultra-taylorizes it, through these same MTPs, without the social protection of Fordism though, disqualifying it and making it socially invisible around the world. Finally, our third and last hypothesis is that, as an area of technical and scientific knowledge applied to industry, AI, in trying to carry out its daring project of automation of judgment, instead of freeing humanity from toil through its innovations, has trapped humanity more and more in the loop of exploitation of digital labor and class domination, since it also continues to reinforce the knots that tie value and (digital) labor to the old alienation. Recently studied in Brazil, MTP-mediated work is, in our opinion, an interesting object of study in information science (IS), insofar as it is dedicated to understanding social phenomena related to the organized processing of data transformed into information as documented knowledge. The interest in its morphology is justified here because of the need to study some aspects of this new form of (digital) labor that are still little covered in the specialized literature. Our aim in doing so is to describe the hidden faces of alienation in the new AI industry, also drawing on the contributions of IS, as well as provoking a more general reflection on the still necessary overcoming of capitalism as a social relation of exploitation and class domination. To this aim, we adopted techniques of intellectual craft or bricolage as low-cost methodological principles that allowed us to combine different disciplines and research sources. Primary data was collected through qualitative research: participant observation at MTP Hive Micro (formerly Hive Work) and in-depth interviews with a youtuber and former worker at multiple MTPs as well as with the director of the Center for Artificial Intelligence (C4AI) at the University of São Paulo (USP). Secondary data, in turn, was collected from multiple sources of quantitative and qualitative research: international and national literature reviews; surveys; comparative studies; technical and institutional reports; patents; MTPs’ service conditions; manuals; tutorials; websites; blogs; videos on YouTube channels; observation in remote MTP workers’ forums; the media in general, etc. Finally, given the validity of the hypotheses formulated here, we can say that this theoretical-descriptive study has resulted in a critical revision of the very thesis of interautomation in information-capital, according to which it tends today to recognize only random or creative work as the sole source of value.pt_BR
AbstractDans cette étude sur les machines apprenantes et les humains multitâches, nous abordons le sujet du développement des forces productives dans la nouvelle industrie de l'intelligence artificielle (IA), en problématisant la prophétie auto-réalisatrice et la rhétorique émotionnelle selon lesquelles ses innovations les plus récentes élimineraient tout et/ou n'importe quel travail vivant. Comme le révèle l'analyse du processus de travail dans cette industrie, basée sur des algorithmes statistiques faisant un usage intensif de données traitées et de plateformes de micro-tâches (MTP), le capital-information tend vers un double mouvement (contradictoire et combiné) de subsomption réelle du travail numérique ou informationnel, à la fois sous sa forme aléatoire, c'est-à-dire principalement créative, et sous sa forme redondante, c'est-à-dire principalement répétitive. En effet, la production de composants logiques (logiciels) dans cette industrie dépend autant du travail créatif et bien rémunéré de ceux qui, dans les centres géographiques du capitalisme, conçoivent les vastes ensembles de données traitées et d'algorithmes statistiques, que du travail répétitif et mal rémunéré de ceux qui, dans les périphéries géographiques de ce système économique, collectent, classent, stockent, récupèrent et diffusent ces données. En mobilisant des catégories qui cherchent à attirer l'attention sur la centralité des technologies cybernétiques de l'information et de la communication (CICT) dans le capitalisme contemporain, telles que capital-information, travail aléatoire et travail redondant, entre autres, nous avons dessiné les contours de notre objet d'étude - le travail médiatisé par les PMT - à travers le prisme de la théorie de l'aliénation de Marx. Cela dit, notre première hypothèse est que si, d'une part, le capital informationnel tend, avec l'automatisation, à reconnaître de la valeur dans des formes créatives et bien rémunérées de travail vivant (numérique), comme la première mentionnée, ou dans des formes non rémunérées comme la production de données brutes à travers les plateformes socio-numériques (SDP), cette tendance se combine, en même temps, avec un autre mouvement inverse du premier: celui de reconnaître aussi de la valeur dans le travail vivant (numérique) répétitif et mal rémunéré effectué à travers les PMT. La deuxième hypothèse (qui découle de la première) est que l'IA aujourd'hui n'automatise pas totalement le travail vivant (humain) de traitement organisé des données, comme le proclament les promoteurs de la prétendue quatrième révolution industrielle, mais qu'elle l'ultra-taylorise, à travers ces mêmes TMS, sans pour autant que la protection sociale du fordisme ne le disqualifie et ne le rende socialement invisible à l'échelle mondiale. Enfin, notre troisième et dernière hypothèse est que, en tant que domaine de connaissances techniques et scientifiques appliquées à l'industrie, l'IA, en tentant de réaliser son audacieux projet d'automatisation du jugement, au lieu de libérer l'humanité du labeur par ses innovations, a de plus en plus piégé l'humanité dans la boucle (looping) de l'exploitation du travail numérique et de la domination de classe, puisqu'elle continue aussi à renforcer les noeuds qui lient la valeur et le travail (numérique) à l'ancienne aliénation. Récemment étudié au Brésil, le travail médiatisé par les PMT est, à notre avis, un objet d'étude intéressant en sciences de l'information (SI) dans la mesure où il est dédié à la compréhension des phénomènes sociaux liés au traitement organisé des données transformées en information comme connaissance documentée. L'intérêt pour sa morphologie se justifie ici par la nécessité d'étudier certains aspects de cette nouvelle forme de travail (numérique) encore peu abordés dans la littérature spécialisée. Notre objectif est de décrire les faces cachées de l'aliénation dans la nouvelle industrie de l'IA, en nous appuyant également sur les contributions de les SI, ainsi que de susciter une réflexion plus générale sur le dépassement encore nécessaire du capitalisme en tant que rapport social d'exploitation et de domination de classe. À cette fin, nous avons adopté des techniques d'artisanat intellectuel ou de bricolage, principes méthodologiques peu coûteux qui nous ont permis de combiner différentes disciplines et sources de recherche. Les données primaires ont été collectées par le biais d'une recherche qualitative: observation participante à la PMT Hive Micro (anciennement Hive Work) et entretiens approfondis avec une YouTuber et ancienne travailleuse de multiples PMT, ainsi qu'avec le directeur du Centre pour l'intelligence artificielle (C4AI) de l'Université de São Paulo (USP). Les données secondaires ont été collectées à partir de plusieurs sources de recherche quantitative et qualitative : revues de la littérature internationale et nationale, enquêtes, études comparatives, rapports techniques et institutionnels, brevets, conditions de service des PMT, manuels, tutoriels, sites web, blogs, vidéos sur les chaînes YouTube, observation dans les forums à distance des travailleurs des PMT, les médias en général, etc. Enfin, compte tenu de la validité des hypothèses formulées ici, on peut dire que cette étude théorico-descriptive a abouti à la révision critique de la thèse même de l'automatisation du capital-information, selon laquelle elle tend désormais à ne reconnaître que le travail aléatoire ou créatif comme seule source de valeur.pt_BR
ResumoEste estudo sobre máquinas aprendizes e humanos atarefados, dedicamo-nos ao tema do desenvolvimento das forças produtivas na nova indústria da inteligência artificial (IA), problematizando a profecia autorrealizável e a retórica emocional segundo as quais suas inovações mais recentes eliminariam todo e/ou qualquer trabalho vivo. Como revela a análise do processo de trabalho nesta indústria, baseada em algoritmos estatísticos de uso extensivo de dados tratados e em plataformas de micro-tarefas (PMTs), o capital-informação tende a um duplo movimento (contraditório e combinado) de subsunção real do trabalho digital ou informacional tanto em sua forma aleatória, i.e., predominantemente criativa, quanto em sua forma redundante, i.e. predominantemente repetitiva. Isto porque a produção de componentes lógicos (software) nesta indústria depende tanto do trabalho vivo criativo e bem remunerado de quem concebe, nos centros geográficos do capitalismo, os extensos conjuntos de dados tratados e os algoritmos estatísticos, quanto do trabalho vivo repetitivo e mal remunerado de quem, das periferias geográficas deste sistema econômico, faz a coleta, a classificação, o armazenamento, a recuperação e a disseminação destes dados. Ao mobilizarmos categorias que procuram chamar a atenção para a centralidade das tecnologias cibernéticas da informação e da comunicação (TCICs) no capitalismo contemporâneo, tais como capital-informação, trabalho aleatório e trabalho redundante entre outras, traçamos, com as lentes da teoria da alienação em Marx, os contornos de nosso objeto de estudo – qual seja o trabalho mediado por PMTs. Dito isto, nossa primeira hipótese é de que se, por um lado, o capital-informação tende, com a automação, a reconhecer valor nas formas criativas e bem remuneradas do trabalho (digital) vivo, tais como a primeira citada, ou nas não remuneradas como a própria produção de dados brutos por meio de plataformas sócio-digitais (PSDs), tal tendência se combina, ao mesmo tempo, a um outro movimento contrário ao primeiro: o de também reconhecer valor no trabalho (digital) vivo repetitivo e mal remunerado feito por meio das PMTs. A segunda hipótese (que decorre da primeira) é de que, a IA, hoje, não automatiza totalmente o trabalho vivo (humano) de tratamento organizado de dados, como anunciam os promotores da dita Quarta Revolução Industrial, mas o ultra tayloriza, por meio destas mesmas PMTs sem, porém, a proteção social do fordismo, desqualificando-o e invisibilizando-o socialmente ao redor do mundo. Por fim, nossa terceira e última hipótese é de que, enquanto área do conhecimento técnico e científico aplicada à indústria, a IA, ao tentar realizar seu ousado projeto de automação do juízo, ao invés de libertar a humanidade da labuta, por meio de suas inovações, tem encerrado a humanidade cada vez mais no looping da exploração do trabalho digital e da dominação de classes, já que segue reforçando também os nós que atam o valor e o trabalho (digital) à velha alienação. Estudado recentemente no Brasil, o trabalho mediado por PMTs configura-se, ao nosso ver, como um interessante objeto de estudo na ciência da informação (CI) na medida em que esta se dedica à compreensão de fenômenos sociais relacionados ao tratamento organizado de dados transformados em informação como conhecimento documentado. O interesse por sua morfologia justifica-se aqui em razão da necessidade de estudar alguns aspectos desta nova forma de trabalho (digital) ainda pouco contemplados na literatura especializada. Nosso objetivo, com isto, é descrever as faces ocultas da alienação na nova indústria da IA, valendo-nos também das contribuições da CI, além de provocar uma reflexão mais geral sobre a ainda necessária superação do capitalismo enquanto relação social de exploração e dominação de classes. Para tal, adotamos técnicas de artesanato intelectual ou bricolagem como princípios metodológicos de baixo custo que nos permitiram combinar diferentes disciplinas e fontes de pesquisa. Os dados primários foram coletados por meio de pesquisas qualitativas: observação participante na PMT Hive Micro (antiga Hive Work) e entrevistas em profundidade tanto com uma youtuber e ex-trabalhadora de múltiplas PMTs quanto com o diretor do Centro de Inteligência Artificial (C4AI) da Universidade de São Paulo (USP). Já os dados secundários foram coletados a partir de múltiplas fontes de pesquisa quantitativa e qualitativa: revisão da literatura internacional e nacional; surveys; estudos comparativos; relatórios técnicos e institucionais; patentes; condições de serviços das PMTs; manuais; tutoriais; websites; blogs; vídeos em canais do YouTube; observação em fóruns remotos de trabalhadoras e trabalhadores de PMTs; meios de comunicação em geral, etc. Por fim, dada a validade das hipóteses aqui formuladas, podemos dizer que este estudo teórico-descritivo teve como resultado a revisão crítica da própria tese da automação no capital-informação segundo a qual este tenderia hoje a reconhecer como única fonte de valor apenas o trabalho aleatório ou criativo.pt_BR
CitaçãoOLIVEIRA, Nahema Nascimento Falleiros Barra de. Máquinas aprendizes; humanos atarefados. Inteligência artificial e trabalho alienado no “capital-informação”. Orientador: Prof. Dr. Marcos Dantas Loureiro. 2024. Tese (Doutorado em Ciência da Informação) – Escola de Comunicação, Universidade Federal do Rio de Janeiro – Programa de Pós-Graduação em Ciência da Informação, Instituto Brasileiro de Informação em Ciência e Tecnologia, Rio de Janeiro, 2024.pt_BR
URIhttp://ridi.ibict.br/handle/123456789/1401
Idiomaporpt_BR
InstituiçãoInstituto Brasileiro de Informação em Ciência e Tecnologia - Universidade Federal do Rio de Janeiropt_BR
PaísBrasilpt_BR
DepartamentoEscola de Comunicaçãopt_BR
Sigla da instituiçãoIBICT-UFRJpt_BR
ProgramaPrograma de Pós-Graduação em Ciência da Informação - PPGCI IBICT-UFRJpt_BR
Tipo de acessoAcesso Abertopt_BR
Palavra ChaveDadospt_BR
Palavra ChaveCapital-informaçãopt_BR
Palavra ChaveInteligência artificialpt_BR
Palavra ChavePlataformas de micro tarefaspt_BR
Palavra ChaveTrabalho alienadopt_BR
Palavra ChaveDatapt_BR
Palavra ChaveInformation capitalpt_BR
Palavra ChaveArtificial intelligencept_BR
Palavra ChaveMicrotask platformspt_BR
Palavra ChaveAlienated laborpt_BR
Área de conhecimento CNPqCiência da informaçãopt_BR
TítuloMáquinas aprendizes; humanos atarefados. Inteligência artificial e trabalho alienado no “capital-informação”pt_BR
TipoTesept_BR

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